Site internet | Inventaire des routes traversées par les amphibiens (2013)

Un outil de saisie en ligne des sites de traversées d'amphibiens, accessible à tous !

Rendez-vous sur http://amphibiens.natureparif.fr

Grenouille agile en migration. © Lucile Dewulf

Chaque année, après un long repos hivernal, les grenouilles, crapauds, tritons et salamandres se réveillent dès les premières soirées douces du mois de février. À la tombée de la nuit, ils quittent leur cachette pour rejoindre au plus vite leur lieu de reproduction - une mare le plus souvent. Les premiers arrivés auront plus de chances de courtiser les femelles et ainsi transmettre leurs gènes, alors dans cette course contre la montre, c'est le chemin le plus court qui est privilégié, quitte à traverser des routes... Et c'est ainsi que chaque printemps, de nombreux individus meurent avant d'avoir eu la possibilité de se reproduire. Sur certaines routes à trafic important, plus de la moitié des amphibiens ne rejoindront jamais leur site de ponte.

S’il existe déjà en Île-de-France des sites identifiés de longue date par les naturalistes, et sur lesquels ont été mis en place des dispositifs d’aide à la traversée (crapaudromes et crapauducs), tous les lieux d’écrasement ne sont pas encore connus. C’est pour cela que depuis 4 ans, Natureparif cherche à les recenser, à travers le portail http://amphibiens.natureparif.fr. Tout le monde peut participer, et grâce aux 220 observations qui nous sont déjà parvenues, nous avons pu localiser 18 sites d’écrasement particulièrement importants et n’étant actuellement couverts par aucun dispositif (cf pièce jointe "Points noirs de migration d’amphibiens en Île-de-France : les priorités").
Sur cette plateforme, il est également possible de renseigner les bonnes initiatives permettant de préserver les amphibiens lors de leur migration printanière. Actuellement, 24 sont dénombrées sur le territoire francilien - quatre fermetures de route temporaires, dix crapauducs (des constructions permanentes, sous la chaussée) et dix crapaudromes (dispositif installé le long de la route et nécessitant un transport manuel des individus tous les matins). Le premier à avoir vu le jour se situe à Auffargis, aux abords de l’étang des Vallées, et existe depuis… 1994 ! Grâce au suivi du Parc Naturel Régionale de la Haute Vallée de Chevreuse et de nombreux bénévoles, pas moins de 6000 amphibiens ont pu être sauvés chaque printemps.
Les batracodromes demandent un grand investissement humain : montage des barrières, ramassage des amphibiens tous les matins. Certains responsables de sites recherchent de l’aide de la part de volontaires. C’est l’occasion d’apprendre à mieux connaître les amphibiens, souvent difficiles à observer, et d’aider à la conservation d’un groupe qui compte parmi les plus menacés à l’échelle de la planète !

 

Les amphibiens ont besoin de vous !

Si vous constatez des traversées d’amphibiens sur une route, il est très utile de faire remonter ces informations en localisant précisément l’endroit, le nombre d'individus écrasés et vivants et la ou les espèces concernées, s'il est possible de les identifier (des outils d'identification sont disponibles sur le site). N’hésitez pas à nous faire part également de souvenirs plus anciens, le déclin d'une population peut être localement très rapide dès lors qu'une route vient barrer le passage des individus...
Et si vous êtes disponibles, n'hésitez plus à vous porter volontaire auprès d'une structure mettant en place un crapaudrome !

informations complémentaires
Catégorie de la ressource: 
Ressources naturalistes
Année de la ressource: 
2013
Date de mise à jour : 
Lundi 1 Janvier 2018
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