Plan Vert régional

Afin de permettre à tous les Franciliens d’accéder à un espace vert de proximité à moins de 15 min à pied d’ici 2021, la Région a lancé en mars 2017 son Plan vert.

Pour cela, elle a dégagé une enveloppe pour soutenir financièrement différents types de projets : la création et la requalification d’espaces verts ouverts au public, les projets réduisant les effets d’îlots de chaleur en ville, la conception d’espaces végétalisés favorables à la biodiversité…

Plan vert régional

Les espaces verts et naturels de l’Île-de-France occupent des emprises de dimensions variables telles que les forêts, les parcs urbains et les squares de quartier, ou plus diffuses et linéaires comme les liaisons vertes, les promenades plantées ou encore les berges de rivière.

Les forêts, les espaces naturels et les espaces verts urbains constituent près du tiers (31%) de la surface du territoire régional mais leur répartition est très inégale, ce qui engendre des secteurs carencés, réduisant ainsi la qualité du cadre de vie de leurs habitants.

Les résultats des politiques et actions mises en œuvre jusqu’à maintenant restent insatisfaisants et ces inégalités perdurent : un tiers des Franciliens n’a pas accès en proximité aux espaces verts et boisés ouverts au public et, pour les autres, l’offre accessible est parfois insuffisante ─ au total, la moitié des Franciliens vit dans des secteurs comptant moins de 10 m² d’espaces verts et boisés par habitant. De plus, à partir du début des années 2000, pour la première fois après plus de 30 ans de politiques dynamiques de création et d’aménagements d’espaces verts, on observe une évolution négative de la superficie d’espaces verts et boisés par habitant, notamment en zone urbanisée dense. Cette diminution, résultant de la conjugaison du ralentissement de la création d’espaces verts et d’une augmentation toujours soutenue de la population francilienne, s’est confirmée sur la période récente 2009-2013.

Au regard de ce constat, de l’importance sanitaire, environnementale et sociale de ces espaces, mais aussi parce qu’ils contribuent largement à renforcer l’attractivité de notre territoire, la Région porte l’objectif de faire entrer davantage la nature dans les espaces urbanisés. Les villes et les villages franciliens doivent aujourd’hui faire face à de nouveaux enjeux, défis et mutations dans lesquels les espaces verts et naturels jouent un rôle structurant, indissociable de l’évolution du tissu urbain. Seront ainsi des priorités essentielles pour l’aménagement de l’Île-de-France, la plantation d’arbres le long des principaux axes routiers, le projet de forêt périurbaine de la plaine de Pierrelaye, le développement raisonné et durable du végétal en milieu urbain, la constitution de liaisons vertes. Celles-ci, notamment, associeront des fonctions de déplacement pour les habitants, de continuités écologiques pour les espèces et de rafraichissement des ilots de chaleur.

La Région joue en effet un double rôle, fondamental pour développer et diversifier ces espaces, en lien direct avec ses compétences :

  • elle propose un cadre de référence global, le Schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), qui combine à la fois les objectifs de la densification des secteurs urbanisés et une offre ambitieuse en espaces verts à créer, qu’ils soient constitués de parcs ou de liaisons vertes tissées dans et entre les espaces urbains ;
  • elle impulse, en tant que chef de file pour la biodiversité et co-pilote du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), la coordination des projets à l’échelle régionale, un accompagnement des acteurs réalisé notamment par Natureparif, une dynamique des actions mises en œuvre par l’Agence des espaces verts et des aides financières auprès des divers maîtres d’ouvrage.

L’articulation de ces deux schémas conforte la nécessité d’augmenter la part du végétal en Île-de-France, en particulier dans les zones déficitaires.

Quel pourcentage de la population francilienne est dans un secteur carencé en espaces verts ?

51 % de la population francilienne est située dans des secteurs comptant moins de 10 m² d’espaces verts et boisés ouverts au public par habitant.

Combien de communes franciliennes sont carencées en espaces verts ?

565 communes sont carencées (au moins 30 % de la population communale est située dans des secteurs comptant moins de 10 m² d’espaces verts et boisés ouverts au public par habitant) et 15 communes, comptant à peine plus de 10 m² par habitant, sont susceptibles de passer sous cette barre symbolique à l’horizon 2030, au regard des objectifs de densification portés par le SDRIF. Ces 580 communes sont dotées globalement de 2 550 ha d’espaces verts et boisés (chiffres 2013). Pour atteindre l’objectif de 10 m² par habitant, il faudrait créer d’ici 2030, 4 200 ha supplémentaires d’espaces verts et boisés dans ces communes, ce qui paraît inatteignable au regard de la densité de l’urbanisation et du manque de potentiel foncier.

Combien de communes franciliennes sont non carencées en espaces verts ?

720 communes sont non carencées (moins de 30 % de la population communale est située dans des secteurs comptant moins de 10 m² d’espaces verts et boisés ouverts au public par habitant).

randomness