Les sciences participatives

Les sciences participatives sont des programmes de recherche associant d'une part les citoyens pour collecter les données et d’autre part des scientifiques pour définir les protocoles et réaliser les analyses. Ce type d'association est particulièrement pertinent dans le cadre d’études concernant la biodiversité car il permet la collecte de données sur de grands territoires et sur une longue durée, conditions nécessaires à la compréhension des mécanismes de fond régissant la biodiversité et son fonctionnement.

Participantes au Programme Florilèges-prairies urbaines – (c) Audrey Muratet

VIGIE-NATURE

Fondé et porté par le Muséum national d'Histoire naturelle, pionnier des sciences participatives en France, Vigie-Nature est ouvert à tous les curieux de nature, du débutant au plus expérimenté. Il est animé par des relais locaux et mis en œuvre grâce à des réseaux d’observateurs volontaires variés. Naturalistes, grand public, professionnels de l’environnement et scolaires peuvent ainsi suivre sur le long terme la biodiversité commune à l’échelle nationale en réalisant des protocoles scientifiques rigoureux.

Standardisation des observations

Répétées à l’identique par chacun des participants, les observations effectuées pour chaque protocole sont comparables entre milieux, secteurs géographiques et entre années. Les différents observatoires requièrent ainsi de respecter ou d’indiquer une durée d’observation, une surface échantillonnée et la période d’observation dans l’année.  Cette standardisation associée à la répétition des observations permettent ainsi de produire des tendances sur le long terme et de comparer les résultats obtenus pour différents milieux.

Objectifs communs à tous les observatoires

Ces observatoires ont pour but commun de sensibiliser les participants à la nature ordinaire, de produire des indicateurs pour mieux connaître la biodiversité et comprendre son fonctionnement et d’évaluer les effets des changements globaux sur la biodiversité. Mais ils ont également des objectifs propres à chacun en fonction du public ciblé. In fine, les nouvelles connaissances acquises via ces observatoires permettent de mettre en place des mesures de gestion des environnements plus pertinentes et plus durables.

Les différents observatoires Vigie-Nature, faites votre choix !

Initié il y a plus de 25 ans avec le Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC), le programme Vigie-Nature s’est renforcé depuis avec le suivi de nouveaux groupes à destination des naturalistes: les papillons, chauves-souris, libellules, plantes, orthoptères.

Le programme s’est ensuite ouvert au grand public en proposant des adaptations des protocoles précédents avec des listes réduites d’espèces à identifier sur des milieux particuliers. C’est ainsi que les programmes Sauvages de ma rue, Oiseau des jardins et l’Observatoire de la biodiversité des jardins (papillons, escargots et bourdons) ont été développé.

Les observatoires ont poursuivi leur ouverture avec la conception d’observatoires à destination de professionnels de l’environnement que sont les agriculteurs avec l’Observatoire agricole de la biodiversité (OAB) et les gestionnaires d’espaces verts qui ont la possibilité de suivre les papillons et la flore tout en renseignant leurs pratiques de gestion.

La sensibilisation à la biodiversité est importante dès le plus jeune âge, c’est pourquoi un observatoire dédié au monde scolaire proposant des adaptations des protocoles grands publics aux enfants a été co-construit par l’équipe Vigie-Nature, l'Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) et le réseau Canopé : Vigie-Nature école.

Enfin les observatoires ont élargi leurs objectifs, le but n’étant plus seulement de recenser des espèces mais également d’observer leurs interactions et comportements. Ainsi le programme Spipoll : Suivi photographique des insectes pollinisateurs s’intéresse aux interactions entre plantes et insectes floricoles. Plus récemment le programme BirdLab s’intéresse, quant à lui, aux comportements et interactions entre espèces d’oiseaux sur les mangeoires en hiver.

IMPLICATION DES FRANCILIENS

L’Île-de-France est une des régions les plus engagées dans ces observatoires Vigie-Nature avec plusieurs centaines de franciliens participants au suivi de la biodiversité de ce territoire chaque année. Cette mobilisation importante est notamment permise par les associations naturalistes qui font vivre la communauté des observateurs dans la région comme le Centre Ornithologique Île-de-France (CORIF), la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Noé, l’Office pour les insectes et leur environnement (OPIE), Plante & Cité, Tela Botanica…mais aussi des collectivités particulièrement engagées dans les sciences citoyennes comme le département de la Seine-Saint-Denis, qui par le biais de son Observatoire départemental de la biodiversité urbaine (ODBU) est un relai local des observatoires Vigie-Nature.

RÔLE DE L'ARB ÎDF

L'Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) est un relai régional important du programme Vigie-Nature. L’association s’est particulièrement engagée dans la conception, l’animation et le suivi des protocoles destinés aux agriculteurs (Observatoire agricole de la biodiversité, OAB), aux gestionnaires d’espaces verts (Florilèges-prairies urbaines) et aux enfants (Vigie-nature école, VNE). L’association participe également à l’animation des observatoires naturalistes en co-organisant des rencontres sur la région des participants au STOC, au programme Vigie-Flore, au STELI (Suivi temporel des libellules) et au STERF (Suivi temporel des rhopalocères de France). Nous mettons à disposition le matériel nécessaire à l’enregistrement des chauves-souris dans le cadre du protocole Vigie-Chiro. Enfin, l'Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) fait appel à l’ensemble des programmes Vigie-Nature  pour réaliser les diagnostics et états de santé de la biodiversité francilienne.

Les sciences participatives, quésako ?
Les sciences participatives, quésako ?
Vigie-Nature et les espaces verts
Vigie-Nature et les espaces verts
Observ’acteurs au collège 2016
Observ’acteurs au collège 2016
BirdLab
BirdLab
© Maxime Zucca
La loupe, outil indispensable des vigie floristes. © Lucile Dewulf
Posture type du Spipollien. © Lucile Dewulf
Spipollienne désespérée. © Audrey Muratet
Installation de nichoirs à abeilles solitaires à la bergerie de Villarceaux. © Lucile Dewulf
Formation au protocole moutarde (vers de terre) de l'OAB. © Virginie Dahinger
Mise en place des planches pour le protocole "Invertébrés terrestres" de l'OAB. © Lucile Dewulf
Le filet à papillon, outil indispensable pour le suivi des papillons et des libellules. © Martin Jeanmougin
Observ'acteurs au collège en Seine-Saint-Denis, une initiation à Vigie-nature École. © Ophélie Ricci
Les jumelles, outil indispensable de l'ornithologue. © Julien Birard
Les carrés du programme Florilèges - prairies urbaines. © Aurélie Vergin